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Le Blog de sebchab
30 mars 2005
Expression écrite : le sujet de réflexion
Qu'est ce qu'un sujet de réflexion ?
Il s'agit d'un sujet où, par définition, on vous demande de réfléchir sur un thème donné. Etymologiquement, le terme "réfléchir" signifie "faire tourner", cela signifie que vous devez impérativement penser et examiner longuement votre sujet en vous posant deux questions : "qu'est ce qu'on me demande ?" et "Comment répondre ?".
Surtout, n'oubliez pas que réfléchir ce n'est pas juger ! Votre avis ne doit venir que dans la conclusion.
Votre mission consiste en quelque sorte à expliquer à un Martien (quelqu'un qui ne connaitrait rien à la vie sur Terre, en Europe ou en France) les deux ou trois points de vue sur le sujet.
Comment faire face au sujet ?
Ce qu’il ne faut pas faire : Surtout, pas de panique ! Paniquer devant le sujet, c’est bloquer toute réflexion, c’est se jeter sur sa copie en écrivant tout ce qui a été vu en cours, sans répondre au sujet. C’est se lancer dans un discours sans cohérence. Conséquence : hors-sujet, et l’assurance de ne pas dépasser 2 sur 10…
De même, il faut absolument éviter de se lancer de suite dans la rédaction sans avoir au préalable réfléchi au sujet.
Ce qu’il faut faire :
1ère étape : lecture du sujet :
Tout d’abord, relis le sujet plusieurs fois pour bien t’en imprégner puis je recopie le sujet sur ma feuille de brouillon. Ensuite, je souligne ou surligne les termes importants du sujet.
Ex. : Sujet proposé en juin 2000 : " Quelle part accorderiez-vous dans un établissement scolaire aux contraintes et à la liberté ? "
D'abord, je souligne la consigne, souvent exprimée dans une question :
" Quelle part accorderiez-vous dans un établissement scolaire aux contraintes et à la liberté ? "
Ensuite, j'encadre les mots clefs, c'est-à-dire les mots indispensables pour répondre à la consigne que je viens de souligner.
" Quelle part accorderiez-vous dans un établissement scolaire aux contraintes et à la liberté ? "
Ici comme souvent, tous les termes sont importants : tu vas devoir maintenant expliquer ce qui se cache derrière ces termes.
2ème étape : recherche : Puisque j'ai le droit d'utiliser un dictionnaire, je le fais en cherchant chacun des mots clefs. Attention, il ne s'agit pas de recopier bêtement le dictionnaire. Il faut se demander quelle définition répond le mieux au sujet donné. Cette étape aide généralementà mieux comprendre le sujet sur lequel je vais m'interroger.
Si je travaille sur un devoir à la maison, cette recherche pourra être plus développée. Ainsi, je chercherai tous les mots clefs dans une encyclopédie, dans un dictionnaire des citations et dans les ouvrages du CDI, en demandant l'aide de la documentaliste.
3ème étape : chercher les grandes idées au brouillon : Ensuite vient le moment de trouver les grandes idées
Travailler au brouillon est indispensable ! Beaucoup de candidats commencent à rédiger directement sur leur copie pour se rendre compte une heure plus tard quils ont oublié la moitié des idées ou pire, qu’ils sont hors-sujet faute d’avoir suffisamment réfléchi au début.
Sur ce brouillon, vous cherchez les idées que vous notez en abrégé en utilisant ce qui a été vu en cours mais aussi les documents, en vous posant des questions (rien ne va jamais de soit) :
Exemple pour le sujet cité ci-dessus :
- Certaines cadres, certaines règles semblent commodes et confortables.
Ex: manger à heures fixes, avoir des récréations
- Plus de temps libres > Pourquoi ?> Les journées scolaires sont trop longues par rapport aux autres pays européens.
-Quelle liberté pour la tenue ? Le voile mais aussi le percing créent des débats dans les établissements scolaires dont le lycée St Dominique. > Pourquoi un tel débat ? Peut-on autoriser toutes tenues ? > Préparation au monde professionnel + Questions de la décence, de la morale et de la laïcité...
- Plus de sorties > Est-ce possible ? Pourquoi le temps de sortie est limité ? > A quoi sert l'école ?
-Moins de punos, de colles, de renvois > est-ce possible ? quand la punition est-elle utile ?
Ex: en cas de vol, d'insulte, de racket ou de bagarre, je me tourne vers le réglement intérieur et je demande réparation. Certaines règles apparaissent donc comme utiles pour organiser, régir un groupe.
-Beaucoup de droits, de libertés existent déjà dans les établissements scolaires : droit d'expression, droit de réunion, droit d'association ... > Les droits supposent des devoirs pour que chacun soit l'égal de l'autre.
 
4ème étape : organiser les idées et bâtir un plan : Lorsque toutes vos idées sont notées en abrégé sur ton brouillon, il ne vous restes plus quà les organiser, à les grouper de la façon la plus logique possible. Pour cela, il faut éliminer les idées que vous ne pouvez pas expliquer ET rassembler les idées qui se ressemblent (avec des flèches).
N'oubliez pas :
1 idée = 1 exemple = 1 paragraphe

Vous verrez ainsi que se dégage un plan, c’est-à-dire le résumé ordonné des grandes idées que vous allez développer (souvent, le sujet tinvite à suivre un plan), chaque partie étant une partie de la réponse au sujet.
- Certaines cadres, certaines règles semblent commodes et confortables.
Ex: manger à heures fixes, avoir des récréations
- Plus de temps libres > Pourquoi ?> Les journées scolaires sont trop longues par rapport aux autres pays européens.
-Quelle liberté pour la tenue ? Le voile mais aussi le percing créent des débats dans les établissements scolaires dont le lycée St Dominique. > Pourquoi un tel débat ? Peut-on autoriser toutes tenues ? > Préparation au monde professionnel + Questions de la décence, de la morale et de la laïcité...
- Plus de sorties > Est-ce possible ? Pourquoi le temps de sortie est limité ? > A quoi sert l'école ?
-Moins de punos, de colles, de renvois > est-ce possible ? quand la punition est-elle utile ?
Ex: en cas de vol, d'insulte, de racket ou de bagarre, je me tourne vers le réglement intérieur et je demande réparation. Certaines règles apparaissent donc comme utiles pour organiser, régir un groupe.
-Beaucoup de droits, de libertés existent déjà dans les établissements scolaires : droit d'expression, droit de réunion, droit d'association ... > Les droits supposent des devoirs pour que chacun soit l'égal de l'autre.
Pour ce sujet, un plan semble se dégager :
I. La liberté
1.
2.
3.
II. Les contraintes
1.
2.
3.
Remarques :
1. Attention à bien respecter un équilibre entre les parties : il ne s'agirait pas en effet d'avoir quatre paragraphes dans une partie et un seul dans l'autre. Cet impératif d'équilibre pourra éventuellementvous amener à réfléchir à des idées supplémentaires, à en regrouper d'autres.
2. Terminez toujours par vos idées les plus fortes, celles que vous défendrez plus facilement.
> Il ne vous reste plus qu’à rédiger, c’est-à-dire à relier par des mots toutes les idées que vous avez écrites sur ton brouillon.
5ème étape : rédiger entièrement l'introduction et la conclusion (toujours au brouillon)
L'introduction sert de point de départ au devoir. Si possible, il faut commencer par une accroche, c'est-à-dire une petite anecdote qui permet d'arriver à s'interroger sur le sujet du devoir. Recopiez (ou reformulez) la consigne donnée dans le sujet. Enfin, annoncez votre plan sommaire (les grandes parties de votre devoir).
La conclusion met la touche finale à votre devoir. Rappellez les grandes idées développées et répondez au problème posé par le sujet.
6ème étape : rédaction
Recopiez d'abord l'introduction au propre. Après avoir sauté une ligne, rédigez le développement en RESPECTANT votre plan et en faisant des paragraphes et des parties.
Montrer une certaine progression dans votre raisonnement en utilisant des mots de liaisons.
Enfin, sautez une ligne et recopiez la conclusion.
A EVITER ABSOLUMENT : Répéter plusieurs fois la même idée; Mélanger les idées entre elles sans les classer. Oublier les exemples. Etre hors-sujet. Etre trop long ou trop court (moins de 15 lignes).
Pour la présentation :
Ecris lisiblement et proprement (ce sera le cas grâce au brouillon qui permet déviter les ratures qui énervent le correcteur). Tout le devoir doit être rédigé, donc pas de langage abrégé ou dénumérations (avec tirets).
7ème étape : Relecture
Attention à l’orthographe et aux accords grammaticaux
: prenez une ou deux minutes à la fin de lépreuve pour te relire. Evitez absolument les expressions familières ou les considérations personnelles : les correcteurs sont très sensibles à la qualité et à la correction du langage.
30 mars 2005
Gwadada mania
http://images.ados.fr/photo/hd/6005270600/private-category/img_19247_1-748747235.jpg Les cours de récréation sont toujours friandes des dernières nouveautés : des chewing gums qui crépitent aux pokémons en passant par les gameboys et les T-shirt, de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Rien d'étonnant donc que la cour soit aussi un laboratoire de la langue française. Après le javanais des années 60 et le verlan des années 80, voici le « gwadada ».
Ce mot a fleurit, de-ci de-là, sans que les adultes ne comprennent réellement sa signification. Quelle que soit l'époque, les langages jeunes ont toujours une clef. Pour le « gwadada », Amiral T possède les codes. Ce chanteur de reggae , ou plus précisément de dancehall, est connu et reconnu depuis 1997 mais sa carrière prit un véritable tournant à la sortie d'un titre : « gwadada », en l'an 2000. Pourtant, le mystère n'est pas percé, puisqu'Amiral T n'a pas baptisé sa chanson de la sorte par hasard mais bien parce qu'il est guadeloupéen. Dans son tube, il raconte en créole des tranches de vie de sa Guadéloupe natale.
Mais, fait surprenant, le mot qui nous intéresse ne figure pas dans le dictionnaire franco-créole. Après moult séances de surf, l'internaute averti finit par comprendre que le mot en question est un mot générique pour désigner la Guadeloupe en général ou les Guadeloupéens. Mais pourquoi diantre les lycéens se passionneraient pour cette lointaine communauté ? Une réponse possible est la quête d'identité. A défaut de comprendre et/ou d'assumer pleinement leurs racines et leur histoire, les adolescents admirent celles et ceux qui le font pour eux et avec eux. Ainsi, ils n'hésitent pas à adopter le dialecte des Antilles en même temps que certaines de ces valeurs. Pour l'instant, tout du moins. Comme toutes les modes scolaires, la gwadada mania sera chassée par une autre. En attendant, la Guadeloupe est à l'honneur : « Gwadada sé luv, Madinina sé luv !. Ti missyé la sa kay vite menm é mizik ay pa piti menm ! ».
30 mars 2005
Auschwitz
http://images.ados.fr/photo/hd/6005270600/private-category/img_19245_1-74874596d.jpgAuschwitz.
Jamais un mot n'aura exprimé autant d'horreurs que celui-là.
«Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes, d’enfants, en majorité des Juifs de divers pays d’Europe, soit à jamais pour l’humanité un cri de désespoir et un avertissement ! ». Cette inscription affichée à l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau résume parfaitement les faits d'une histoire cruelle : notre Histoire. De 1942 à 1944, près d’un million de Juifs furent assassinés par les nazis. A ceux-ci s'ajoutent des Tziganes, des communistes, des homosexuels et des handicapés. Soixante ans après la libération du camp par les Soviétiques, le monde se demande encore comment une telle haine a pu se développer en toute impunité.
Pourtant, aussi abominable qu'est pu être l'holocauste, il ne fut ni le dernier, ni le seul génocide de l'histoire du XXe siècle. Les génocides cambodgien, arménien et rwandais montrent que les hommes peuvent reproduire les mêmes erreurs quand ils oublient le sens et l'utilité de l'Histoire. Les mots de Simone Veil, ancienne déportée et ministre française, prennent alors tout leur sens : « Nous, les derniers survivants, nous avons le droit, et même le devoir, de vous mettre en garde et de vous demander que le "plus jamais ça" de nos camarades devienne réalité ».Il appartient à chacun d'entre-nous de faire que cet appel ne reste pas vain. Auschwitz, nous n'oublierons pas ton nom.
30 mars 2005
Chacun nait et demeure talentueux, en puissance tout du moins
"Quel talent !", cette phrase passe-partout qui hante les petits écrans cache une réalité plus vaste : la capacité de l'Homme à être doué dans un domaine donné.
Au delà donc des stars kleenex que décline à foison la petite télévision, chacun possède sa part de talent. Osez dire que votre médecin, votre boucher et votre boulangère ont du talent car ils en ont certainement, chacun à leur manière. Pour autant, il ne suffit pas d'être professionnel ou même adulte pour être talenteux. Chacun nait et demeure talentueux, en puissance tout du moins. Cela signifie que vous, oui vous, avez les capacités de devenir un être doué de talent, à condition d'y croire et, de travailler. Dopés à la téléréalité, la jeunesse actuelle oublie souvent le travail, cet atome constitutif du talent. Jamais Shakespeare, Bach, Curie, Niepce, Loiseau, Picasso ou Ronaldo ne sont reposés à l'ombre d'un illusoire "talent inné". Voilà le secret du talent révélé, à vous donc de jouer. A vos talent(s), prêts, partez !
01 novembre 2004
Les focalisations
Focalisation interne n. f.
Lorsqu'un récit est fait en focalisation interne, le point de vue est situé à l'intérieur d'un personnage. C'est à partir de lui que se font les descriptions et le récit. L'auteur peut faire part des sentiments, impressions, réflexions du personnage qui sert de point de vue. Le récit est dans ce cas subjectif , contrairement à la focalisation externe. Dans cette situation, le narrateur en sait autant que le personnage.
(Ils peuvent d'ailleurs être confondus s'il s'agit d'une autobiographie). L'un des effets peut être l'identification au personnage. Le récit peut être à la première personne mais ce n'est pas une obligation : on trouve des récits en focalisation interne à la troisième personne.

Focalisation externe
n. f.
Lorsqu'un récit est fait en focalisation externe, le point de vue est situé à l'extérieur des personnages. Le récit,les descriptions sont donc opérés de l'extérieur. L'auteur ne peut pas faire part des sentiments, impressions, réflexions, intentions des peronnages, sauf si on peut «les lire» sur leur visage, et les déduire de leurs actions. La réalité est réduite à ses apparences extérieures.
Le récit est dans ce cas plus objectif (plus neutre) que dans une focalisation interne. Dans cette situation, le narrateur en sait moins que les personnages  La focalisation externe permet d'entretenir un certain suspence, puisqu'on va s'interroger sur l'identité des personnages, sur le sens de leurs actions etc.
01 novembre 2004
Lingette à tout prix
Ah, le week-end de Toussaint, avec son sale temps grisâtre à souhait, ses cohortes d'enfants américanisés qui réclament des friandises et ses foules chargées de chrysanthèmes parées à - bonne conscience oblige- rendre hommage à leurs chers disparus. Pour ne pas sombrer dans la déprime, j'ai pris pour habitude de m'expatrier, partir, fuir, loin de chez moi. Rien de tel qu'un environnement nouveau pour changer d'état d'esprit. Cette année, j'ai élu domicile chez un couple d'amis parisiens. Hadrien et Julie vivent dans un charmant appartement du XIXe arrondissement, près du parc des Buttes Chaumont. Paris ne manquant pas d'acitivités, je n'ai pas vu défilé ce week-end de trois jours. J'ai même visité un cimetière sans rechigner. Quelques heures avant de partir, je me suis lancé dans la recherche des produits ménagers afin de rendre le lieu dans l'état propret dans lequel je l'avais trouvé.
L'analyse des plancards terminée je dus me rendre à l'évidence : mes amis n'avaient ni serpillière, ni aspirateur. Ils avaient brader le tout pour un "pack" d'une célèbre marque avec un manche démontable et, pour chacune des surfaces, des paquets de lingettes-serpillières . L'usage de ces dernières est particulièrement pratique. Adieu chiffons poussièreux ! La lingette anti-bactéries piège la poussière et disperse une odeur de propre en un clin d'oeil. Que dire des lingettes-serpillières, si ce n'est que l'on s'habitue très rapidement à ne plus essorer en se cassant le dos et se souillant les mains. En un claquement de doigts, ou presque, le logement amicalement prêté étincellait comme jamais. Ravi de mon exploit domestique, je rassemblais les lingettes usagées pour aller les jeter. En descendant au local poubelles, j'ai soudain constaté que mon sac était à moitié plein de lingettes. J'ai alors réalisé que le miracle de la propreté rapide avait un prix...pour l'environnement.
Faisons un rapide calcul : trois lingettes-serpillières pour les sols, trois lingettes-désinfectantes pour les sanitaires, deux lingettes anti-poussières pour les meubles et enfin, une lingette anti-gras pour la gazinière. Neuf lingettes en tout et j'aurais pu en utiliser plus : celles pour les meubles en bois ou encore celles pour les vitres. Outre le ménage, il existe des lingettes pour se rafraîchir, pour démaquiller les visages féminins ou encore pour nettoyer les fesses de bébé. A force de remplacer les produits traditionels, la lingette sous toutes ses formes et toutes ses marques est devenue envahissante.
Au final, comme le démontre une étude de l'Observatoire bruxellois pour la consommation durable, les lingettes de nettoyage (et elles seules) représentent, par an et par foyer, plus de quarante kilos de déchets non repris par la collecte sélective. Ce qui revient à dire que cette révolution de la lingette produit des tonnes de déchets dans le monde industrialisé. Le drame est que ceux-ci ne sont pas recyclabes. Pas question de rincer la super-lingette pour la réutiliser comme la bonne vieille serpillière de grand-maman. S'il est vrai que l'on trouve des fibres biodégradables dans certaines lingettes (celles en cellulose ou en viscose, pas celles en polyester), il faut remarquer que les lingettes sont toujours imbibées de produits qui ne favorisent certainement pas la bonne décomposition.
En outre et au passage, on notera que ce surplus de déchet à un coût. La même étude signale que nettoyer le sol avec des lingettes plutôt qu'avec le bon vieux torchon et un détergent tout usage peut coûter jusque quinze fois plus cher. Soucieux de la fonte de la calotte glacière, du trou dans la couche d'ozone, du bouleversement des saisons, de l'environnement global que nous lèguerons à nos enfants et ,accessoirement, de mon budget j'ai décidé de revenir à mon seau, mon éponge et ma précieuse huile de coude.

Sébastien Chabaud
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