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Le Blog de sebchab
29 octobre 2005
Allez voir mon autre blog
Depuis l'été 2005, j'ai autre blog : http://bingbangblog.canalblog.com/
Vous pourrez y lire mes derniers articles et trouvez mes liens préférés.
Grande nouveauté, vous trouverez aussi mes rédactions pour l'agrégation d'histoire.
Pour autant, je garde ce blog par nostalgie (!) mais aussi pour y mettre mes photos (à venir).
Bon surf,
Sébastien
09 août 2005
Nouvelle offensive de Louise
Cet été, le groupe français Louise attaque fête son grand retour sur les scènes des festivals. Après avoir donné un concert remarqué et remarquable aux Eurockéennes de Belfort, au début du mois de juillet, les quatre musiciens continuent de sillonner les routes de France. Mais ce n'est pas tout, le groupe s'empare aussi des chemins du net.
Absent de la scène musicale depuis la sortie de leur deuxième album ("Comme On A Dit" ) en 2000, les Français reprennent du service. Ainsi, le groupe passera le 9 août à Colmar (Festival Foire aux Vins), le 18 octobre à Clermont-Ferrand (La Coopérative de Mai) et le 29 à Quimper (au Pavillon). Cette tournée est bien commode pour faire la promotion de leur nouvel album qui devrait sortir en  septembre 2005. Au même moment, le premier single "Si c'était hier" fait un carton sur toutes les radios.
Ce renouveau s'accompagne d'un lifting soigné de l'image numérique du groupe qui sort un nouveau site moins morose et moins terne que le premier. Sur louiseattaque.com, le graphisme est simple mais soigné et la recherche d'information est aisée. A noter également : le site offre deux titres phares du groupe à télécharger gratuitement (elle est pas belle la vie !). De quoi satisfaire les aficionados, anciens et nouveaux.
SC
Pour plus de détails : www.louiseattaque.com


18 juillet 2005
Les effectifs comme clef d'une grande éducation nationale
Selon une étude IFOP pour Acadomia (première entreprise privée de soutien scolaire en France) : «41% des cours particuliers sont donnés par les professeurs de l'enseignement général, dont 13% à leurs propres élèves.» Ce sondage corroborre largement une idée que des centaines de professeurs défendent depuis des années à savoir que de faibles effectifs favorisent la réussite des élèves. Par conséquent, il est absurde de diminuer le recrutement des enseignants parce que la démographie est dans un creux. A contrario, il faudrait prendre cette baisse démographique comme une chance d'offrir un enseignement de qualité pour tous les élèves et partout. Ainsi, la notion de service public reprendrait un peu de son sens dans le domaine de l'éducation. Au lieu de cela, ce sont bien les gosses de riches qui peuvent s'offrir la réussite sur un plateau. Pis, des parents se sacrifient pour offrir une éducation digne de ce nom à leurs enfants, en ayant parfois recourts au secteur privé.
A ce propos, j'ouvre une parenthèse pour m'adresser au sacro-défenseurs de l'éducation publique. Il est temps d'ouvrir les yeux et de constater que les enfants qui se rendent dans les établissements privés n'y vont pas par convictions religieuses (ou rarement) mais bien parce qu'ils sont exclus du système traditionnel. Et, entendons-nous bien, je ne jette pas la pierre aux collègues du public. Avec trente ados dans une même classe, il est difficile de suiver avec tous. Seulement, j'aimerais que les mentalités changent. Au lieu d'agiter le chiffon de la guerre de 1905 et de réclamer que les établissements privés soient privés (sic) de subventions, je rêve d'un enseignement public qui puisse avoir les mêmes effectifs (et les mêmes résultats) que les établissements publics. La parenthèse est fermée mais pas le débat : j'attends vos réactions...
Pour revenir aux effectifs, certains me diront que l'Education nationale a déjà un budget colossal et qu'il serait aberrant de l'augmenter. Il me semble que cela est une question de principe : veut-on ou non une école républicaine et égalitaire ? Si oui, les moyens doivent rester les mêmes et pourquoi pas augmenter.  SC
 
12 juillet 2005
Isotherme ou pas ?
Hier soir, je ne sais pas trop comment, un ami est venu à parler du surimi et de son mode de conservation. Selon lui, le sac plastique était plus commode que la petite boîte plastique pour préserver l'aliment ;  puisque ce sac est « isotherme ».  Je lui ai répondu qu'a priori la boîte était tout aussi isotherme. Grave erreur ! D'après ses connaissances, la fermeture zippée du sac permet une meilleure résistance à la température extérieure.
N'étant ni scientifique de formation ni vraiment utilisateur de ces produits, j'ai accepté son argument. Au final, il s'avère que je suis d'accord avec lui, le sac est plus sécurisant et plus pratique que la boîte. D'autre part, en y réfléchissant un peu, on constate que la boîte pollue certainement plus que le sac.

Pourtant, comme je suis un peu pointilleux avec les mots, j'ai vérifié dans le dictionnaire le sens du mot « isotherme », juste pour voir. À l'origine, le mot signifiait «  de même chaleur ou température » (du grec isos, égal et thermos, chaud). De nos jours, le terme prend deux autres sens. Le premier ne nous intéresse guère : « Qui se fait à une température constante. Ex : Réaction isotherme ». Le second sens, quant à lui, relance le débat : « Maintenu à une température constante, isolé thermiquement ». Or, lors de sa création en 1946, le Tupperware était innovant précisement parce qu'il permettait de faire le vide de l'air dans la boîte. Ainsi, le produit de Earl Tupper permettait une meilleure conservation des aliments : dans cette boîte, les biscuits restent tendres et les algues japonaises restent fraîches.


À proprement parler, ces boîtes sont donc hermétiques et plutôt isothermes. Pour être complet, le service de presse de Tupperware précise qu'au cours de son évolution, le groupe a renforcé le caractère isotherme de certains moules comme ceux destinés à la préparation des charlottes ou encore les boîtes servant à la congélation.


Pour finir, il est évident qu'une boîte tupperware qui serait soumise à de fortes de chaleurs ne préserverait pas la fraîcheur première d'un produit. Seulement, il en va de même pour le sac isotherme. Ni le sac ni le boîte ne garantissent la fraîcheur du surimi ou de tout autre produit. La glacière ou le refrigérateur peuvent le faire. Tiens au fait, on dit réfrigérateur ou frigidaire ?
SC
Pour plus de détails :
http://www.granddictionnaire.com
http://www.tupperware.fr/

 
http://www.agriculture.gouv.fr/spip/ressources.themes.alimentationconsommation.securitesanitaire.chainedufroid_r195.html
14 mai 2005
Lettre ouverte aux eurosceptiques
Dijon
le 14 mai 2005

 

Chers eurosceptiques,




je viens de recevoir un de vos courriels accompagné d'un powerpoint me permettant de douter du bienfondé du traité constitutionnel de l'Europe sur lequel les citoyens français doivent s'exprimer le 29 mai prochain. Sachez d'abord que je considère le doute comme une attitude saine et intelligente. Avoir un avis préconçu sur un texte épais et complexe ne serait pas du plus grand sérieux. Pour ma part, j'ai lu le texte et il me semble qu'une deuxième lecture serait des plus utiles pour saisir le sens général de l'esprit du traité.
Ensuite, je dois reconnaître que le powerpoint envoyé est efficace d'un point de vue communicationnel. Il pose les questions attendues avec des réponses courtes, incisives et percutantes. N'importe qui sortira de la lecture de ces dispaositives-slogans avec un vague impression de malaise et l'envie de ne pas se faire avoir. Ce sentiment résulte d'une propagande bien ficellée mais qui reste et restera de la propagande. Cette dernière se distingue de l'information en ce qu'elle s'efforce de laisser le moins de place possible à l'exercice d'un jugement en faisant appel aux réactions émotives plutôt qu'au raisonnement.
L'important est le texte. Evidemment, vous utilisez le texte. Seulement, les citations sont soient inexactes soient totalement sorties du contexte général du traité. Pire, les mensonges, parfois grossiers, se glissent dans un substrat de vérité.
Reprendre chacun de vos arguments serait chose aisée mais inutile. Une seule reprise permettra de balayer d'un coup la grande majorité de vos arguments. Dans la diapositive n°12, vous affirmez qu'il est « presque impossible de réviser la constitution » puisqu'il faudra l'unanimité des membres du conseil européen pour effectuer cette révision(art IV-445, 1). D'abord, si cette unanimité est presque impossible, elle reste possible. L'adoption de la monnaie unique sur un vaste territoire en est une preuve. Pour mémoire, je rappele d'ailleurs que vos prévisons de Cassandre sur l'effrondrement du vieux continent après l'entrée de cette monnaie unique n'ont pas eut lieu. Le non de principe n'apporte jamais rien de concret et au final M. De Villiers a bien finis par abandonner ses francs. Je ferme là cette parenthèse pour revenir à la diapo précedemment citée. Vous oubliez l'article IV-444, qui stipule que les révisions de la constitution pourront être adoptées à la « majorité qualifiée », c'est-à-dire une majorité des pays mais aussi une majorité des citoyens (le poids démographique de chaque pays étant pris en compte).
Autrement dit, chacune des orientations politiques que vous critiquez, parfois à juste titre, pourront être reprises, repensées, rectifiées. La vérité est que le traité constitutionnel offre une base de travail que les citoyens pourront changer à leur guise par l'intermédiaire de leurs élus qu'ils soient au Parlement européen ou au Conseil européen. Bien sûr, cela suppose un bon usage de la politique par les citoyens. Ceux-ci doivent non seulement se sentir concerner par les enjeux des décisions européennes et faire entendre leur voix en militant. Il est en effet facile de se plaindre perpétuellement mais plus difficile d'agir.
Au lieu de se demander ce que la constitution peut faire pour nous il est urgent de se demander ce que nous pouvons faire pour la constitution. Vous êtes contre l'indépendance de la banque européenne, l'omniprésence de l'Otan dans l'Europe, la pauvreté des structures sociales et des services publics : Ne renoncez pas ! La constitution sera telle que vous la ferez.
Toutefois, refuser la base de travail qui vous est offerte ne permetrra pas de mieux faire aboutir vos ideaux. Si le « non » l'emporte qui prendra le rênes pour écrire une nouvelle constitution : Le Pen, Laguillier, Besancenot, Buffet, Fabius ou De Villiers ? Soyons sérieux, aucun n'a la carrure pour écrire le texte qui vous conviendrait ou plus précisement qui conviendrait au bien commun de l'Europe. N'oublions pas en effet que le referundum ne nous demande pas votre petit avis personnel mais bien la décison qui selon nous serait la meilleure pour l'ensemble du peuple européen.
Ce mail n'attend de réponse mais je serai heureux de dialoguer et de débattre avec chacun d'entre-vous. Je vous souhaite une bonne lecture du traité.
Sébastien

Lire le traité établissant une constitution pour l'Europe sur Internet :
http://european-convention.eu.int/bienvenue.asp?lang=FR
19 avril 2005
Savoir raison garder
Des milliers d'e-mails relatant de fausses informations circulent sur le réseau.
La plupart du temps alarmants, ces messages ne sont en fait que des canulards (hoax, en anglais). Ne criez donc jamais aux loups avant d'avoir fait un tour sur ce site : http://www.hoaxbuster.com/index.php.

La rumeur. Depuis l'Antiquité, ce bouche à oreille vicieux aura permis de fomenter des disputes, des révoltes et sans doute des révolutions. Avec Internet, l'information circule plus vite, mais cela ne signifie pas qu'elle circule bien. Des plaisantins aux goûts parfois douteux vous feront parvenir des messages alarmistes de toutes sortes. Ne cèdez pas à la tentation et ne transfèrez pas ces mails sans réfléchir.

Le mieux pour être sûr de la véracité d'une information est de croiser les sources. N'hésitez donc pas à demander des détails et à poser des questions à l'émetteur du mail : d'où lui vient son information ? Quand et où a-t-il entendu parler de son histoire ?

Les journaux (nationaux) sont certainement le meilleur moyen pour vérifier une information. Les journalistes connaissent leur métier et recoupent l'information de nombreuses fois avant de la publier. Pour autant, ne prenez pas leurs écrits pour argent comptant et fiez-vous uniquement à votre jugement. Inspirez-vous du philosophe Descartes pour qui "il faut savoir raison garder"


SC


19 avril 2005
Mes liens pour progresser en français
Mes liens pour progresser en français

D'abord, un dictionnaire, ça peut toujours servir.
http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp
[url=http://www.granddictionnaire.com/btml/fra/r_motclef/index1024_1.asp]
[/url]Pour chasser les répétitions, un dictionnaire des synonymes très pratique
http://dico.isc.cnrs.fr/dico/fr/chercher

Un bescherelle interactif pour devenir incollable en conjugaison. Très facile d'utilisation, ce logiciel vous fournira toutes les conjugaisons d'un verbe donné en un tour de main. Il suffit de taper le verbe que vous recherchez dans la case de départ :
http://www.leconjugueur.com/frindex.php

Lexique des termes littéraires. Pour ceux qui confondent encore la comparaison et la métaphore
http://www.lettres.net/lexique/

Livres gratuits, pour tous les passionnés de lecture (en ligne).
http://www.ebooksgratuits.com/ebooks.php?categorie=romans&offset=500

Apprendre à rechercher sur Internet. Et non, il ne suffit pas de taper une requête dans Google pour trouver des documents ! Internet possède son propre langage, apprenez à l'utiliser et vous serez plus efficace.
http://perso.univ-lyon2.fr/~edbreuil/nte/recherche/syntaxe.html

Blog sur les subtilités de la langue française. Il s'agit du blog des correcteurs du journal "Le Monde" qui, au jour le jour, revient sur les erreurs à ne pas commettre, en bon français.
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/correcteurs/
Pour ceux qui voudrait en savoir plus sur notre belle langue, voir aussi l'incontournable site de l'académie française
http://www.academie-francaise.fr/


Cette rubrique s'enrichera au fil des mois. N'hésitez pas à me proposer vos liens : sebchab@yahoo.fr








19 avril 2005
Bridget Jones : l'âge de (dé)raison
  Bridget Jones (Renée Zellweger) pour ceux qui l’ignoreraient est une trentenaire en quête d’amour qui a fait rire le monde entier avec ses états d’âme de célibataire et ses petits problèmes de poids. Dans le deuxième épisode, tout devrait être pour le mieux dans le meilleur des mondes puisque la perdante à enfin trouver un fiancé et qu’elle semble épanouie dans sa vie. Seulement, tout va tellement bien qu’elle finit par douter de son bonheur. Elle en revient donc à avoir les mêmes angoisses (poids, tabac, famille...). Malheureusement pour le spectateur, le manque d’imagination des scénaristes ne s’arrêtent pas là : Bridget trompe son petit ami avec le même garçon et ces derniers finissent par avoir la même bagarre (avec peut-être moins de vigueur que la première fois). Que dire de cette fin qui pue le conte de fées sucré ("happy end" ) ? Faites du bien à votre portefeuille, évitez cette niaiserie à l’eau de rose qui perdure une heure quarante de trop.
S. Chabaud
   
17 avril 2005
Garden state, une bonne bouffée de réalité
http://images.ados.fr/photo/hd/6005270600/private-category/img_22088_1-7487519b8.jpgAu commencement, Andrew Largeman, un trentenaire dépressif, qui n'enchaîne même plus les rôles de séries B, rentre dans sa ville natale pour l'enterrement de sa mère. Après neuf années d'absence, rien n'a changé dans cette cité industrielle, grise et polluée du New Jersey. La trame de départ comme le décor ne font pas rêver. Pas encore. Le talent de Zach Braff, qui est à la fois l'auteur, le réalisateur et le héros de cette fresque, est de montrer aux spectateurs qu'aucune situation n'est irrévocable.
Privé de ses pilules, Andrew se retrouve confronté à la réalité d'une vie lugubre où son ancien ami vole les morts pour survivre. Au lieu de sombrer dans la dépression, il décide de saisir sa destinée à bras le corps en laissant, par exemple, vivre ses émotions. Cette révolution intérieure, cette percée au dessus d'un nid de coucou, le héros la doit aussi à une femme rencontrée par hasard dans un cabinet médical. Parfois naïve parfois menteuse, la belle Samantha (Natalie Portman) aide Andrew à respirer le doux parfum de la spontanéité. « All you need is love » chantaient les Beatles. L'amour, une fois encore, sera un déclic.
A cet instant, l'intrigue est nouée et en restera là. Pour autant, elle ne peut pas être qualifier de banale. Avec ce film, Zach Braff excelle dans le style de l'autofiction, cher à Amélie Nothomb. Surtout, il développe un ton, celui de la digression, de la scène qui ne fait pas avancer l'action mais la réflexion. L'omniprésence des psys, la surmédicamentation, le conformisme passent au fil de la caméra de ce jeune cinéaste pour qui le rêve américain n'est certainement pas le meilleur des mondes.
Le film termine sur une interrogation qui dans les têtes longtemps cheminent : « Où va-t-on ? ». A l'heure où tout le monde semble savoir tout sur tout, le film de Braff a l'ultime mérite de poser cette question simple, qui n'attend pas de réponse simple.
06 avril 2005
Notre Père
Le 2 avril 2005, Jean-Paul II s’est éteint à quatre-vingt quatre ans, après vingt-sept ans de pontificat. A l’heure des éloges consensuelles et des portraits ditirambiques, il faut constater l’empreinte de ce Pape sur le XXe siècle et sur le début du XXIe siècle. Polonais d’origine, Jean-Paul II, de son vrai nom Karol Wojtyla, aura contribué à l’éclatement du communisme dans le monde.
Il est aussi le Pape du pardon et de la tolérance qui tendra à se rapprocher des autres religions dont la religion juive. Son recueillement devant le mur des lamentations marque un véritable tournant dans l’idéologie catholique. " N'ayez pas peur ! " s'écrie-t-il dès la messe d'inauguration de son ministère pontifical. Son message était destiné aux chrétiens persécutés par les communistes mais il convient aussi pour les chrétiens qui seraient effrayer par les autres religions que la leur.
L’important pour le Souverain pontife est de connaitre sa foi et de s’ouvrir aux autres. Voilà pourquoi il n’aura de cesse de voyager et de plaider pour les droits de l’Homme. C’est cette ouverture d’esprit qui lui voudra une grande connivence avec les jeunes du monde entier qu’il rencontre lors de Journées mondiales de la jeunesse (J.M.J.).
Seule ombre noire au tableau, le Pape n’a jamais appelé les jeunes à utiliser des préservatifs pour se protéger du Sida, ce fléau moderne. Pis, alors qui’l bénéfie d’une incontestable aura médiatique, le Pape fera remarquer aux populations africaines que l’abstinence est le seule moyen de protection catholique. Ironie du sort, Jean-Paul II s’est éteint le soir du Sidaction.
Quoiqu’il en soit de son bilan et de son successeur, le 263e Pape aura su succiter l’émotion des fidèles, des chrétiens et des hommes du monde entier. Au soir de sa mort, jamais une prière universelle n’aura été aussi universelle que le “Notre Père”. De Rome à Pékin, en passant par Paris et Bagdad ou Jérusalem, langues et langages se mélangent pour accompagner Karol Wojtyla dans sa dernière maison.

S. Chabaud
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