Ses pieds glissèrent sur le sol, elle s’approcha silencieusement de lui, elle s’accroupit pour pouvoir prendre dans ses bras son long corps prostré. Ils restèrent comme ça, sans bouger sûrement quelques secondes, jusqu’à ce qu’elle sorte son portable de sa poche. Elle l’ouvrit et le posa à côté de ses genoux. La faible lueur qui s’en évaporait étira leurs silhouettes contre le mur, sur le papier peint sale. Alors elle sentit l’immensité de l’être qu’elle enlaçait se décrisper légèrement, et sa tête glisser jusqu’à son épaule. Elle le serra un peu plus :
« Tu sais moi, j’ai peur de faire du vélo. »
C’était leur première phrase. La seule de cette longue nuit où, en attendant le soleil, ils étaient restés tous les deux. La lenteur solide de son souffle calma la respiration, quelque peu haletante, de celui qu’elle rassurait.
C’était leur première phrase. Et elle deviendra le leitmotiv de ses idées noires. Elle passait dans sa tête et coulait dans son esprit, apaisant ses souvenirs écorchés et ses angoisses râpeuses. Quand il repensait à cet instant. Lorsque la lumière du portable laissait entrevoir le sourire à moitié amusé que son aveu lui inspirait. Et son incroyable tendresse. Cet instant qui voulait dire « Laisse moi partager tes hontes, tes peines… ». Car il était la preuve qu’ils abritaient tous les deux, au fond d’eux, une de ces peurs irrationnelles que la fierté tend à cacher. Et dès cet instant, elle s’était exposer à lui, sans crainte, ni gène, en lui montrant du tac au tac la plus ridicule de ses faiblesses. C’était une de ses entrées en matière dont elle seule était capable. Et dans la situation, là, lover entre deux pans d’obscurité, ça n’avait rien de surprenant. Le temps semblait s’écouler comme un mince filet d’eau, le long d’un ruisseau asséché. Et cette phrase, restée en suspend sur le fil de son esprit, les avait rapprochés plus que tout autre chose. Le temps dépliait ses secondes pendant qu’elle absorbait lentement son angoisse. Pendant qu'une osmose longue et puissante tissait les recoins de leurs faiblesses.
Ils le savaient, tous les deux, que rien ne serait plus pareil. Qu’ils étaient devenus vénérablement forts, protégés par une carapace inexistante. Ils le savaient, tous les deux, parce qu’ils avaient ouverts leurs mondes, comme si une confiance déraisonnable en avait laissé traîner les clefs...
Il avait les yeux humides et elle, le cœur desséché. Lui avait peur de l’inconnu et elle n’arrivait pas à trouver l’équilibre.
Leurs hantises se charmèrent et cimentèrent leurs relations. Leurs failles serpentaient leurs vies et y creusaient des brèches profondes. Mais la chaleur de l'autre les comblait de réconfort.
Laisse-moi partager tes hontes, tes peines. Et aime-moi.
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Le Blog de c-fantaisie
20 février 2009
Bah, lisez pas ça, c'est de la daube.
["Et mes rêves se brisent sur tes phalanges..."]
[img]../../images/news/29356/img_250711_1.jpg[/img]C’était un matin d’hiver banal où le mercure roupillait encore. C’est ce matin là précisément que mon MP3 avait choisi pour me lâcher en restant inerte entre mes doigts qui tentaient frénétiquement de l’allumer. Ce fut donc bercée par le ronronnement chaotique du bus que je me rendis compte qu’effectivement, ça faisait longtemps que je n’avais pas exposé les divagations de mon carbone. Et je ne sais pas pourquoi l’envie me chatouilla ce matin là. Donc, de réflexions plus ou moins débiles en intro tellement longues qu’elles vont finir par s’autodétruire, je décidais de faire encore un article bordélique, uniquement parce que j’en ai envie. D’abord, j’voulais dire aux gens que me demandent encore parfois pourquoi j’ai arrêté la bio (ce que je peux comprendre vu mes explications pas forcément explicites), que souvent la raison à des raisons qu’elle à raison d’avoir et que c’était à peu près tout ce qu’il y avait à savoir. Ensuite, je voulais vous faire part d’une de mes habituelles réflexions : Ca veut dire quoi au juste, «réussir sa vie» ? En cherchant une réponse rapide afin de faire taire la partie trop philosophe de mon esprit, j’me suis dit que peut-être qu’on avait réussit sa vie quand on arrivait à se lover dans son corps et à s’y sentir au chaud. Et qu’il n’y avait pas à chercher plus loin. Peut-être juste qu’on a réussit sa vie quand on a réussit à vivre. Oscar Wilde disait : « Vivre est la chose la plus rare au monde, la plupart des gens existent c’est tout. ». Enfin reste à savoir comment et pourquoi… J’ai pas réussit à assourdir les acouphènes de mon manque de repères. Et se poser des questions pareilles ne doit probablement servir à rien d’autre qu’à se coller le bourdon ( Sur ce, je conseille aux gens qui aiment déprimer d'écouter l’album Gibraltar d’Abd al Malik (faire abstraction des accents un peu trop râpeux, seul bémol dirais-je). Bref bref, j’essayerais de faire prochainement un article qui parle d’amour ; les individus hypermodernes parlent plus facilement de sexe que d’amour et ça me rend un peu triste. [img]../../images/news/29356/img_250711_2.jpg[/img]
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01 janvier 2009
"Spirituellement sans domicile fixe."
Bonne année à tous. De l'Amour et de l'Art. Aujourd'hui, j'ai perdu mon stylo plume. Je suis triste. J'peux plus écrire. J'ai jamais vraiment pu en fait.
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13 décembre 2008
Apprendre à demander de l'aide.
["S'il suffisait d'être deux pour ne plus être seul, s'il suffisait d'être seul pour ne plus être deux."]
Vous devez connaître ces moments où l’on bouillonne, on en a plein la tête donc on a besoin de se défouler. Et là, chacun à ses techniques : aller courir, mettre la musique à fond, demander à un élève comment on calcule une équation de trajectoire… (chuis lourde là, nan ?) Bref, quand ces techniques ne marchent pas ou que quelque chose nous empêche de les réaliser (n’importe quoi : pas les bonnes chaussures, pas la bonne musique, ou qu’on est pas prof de physique&hellip Une telle chose m’est arrivé pas plus tard qu’hier, et c’était pas très beau à voir… J’avais envie de peindre mais l’immobilité du bouchon du tube de bleu de Prusse s’opposait vivement à cette idée. Cet arrogant, mais cependant – il faut le souligner- innocent, qui se trouvait à côté de moi fut victime de mes doigts, ongles, dents et autres artilleries lourdes telles que couteaux, fourchettes, piques à viande, gants de vaisselle… Malgré tous ces efforts déployés, le tube de bleu de Prusse ne cédait toujours pas, bien décider à conservé en lui la pâte grasse qui lui servait de liquide intracellulaire. Vous savez, comme au début on prend ça calmement, avec mesures et réflexions… Et puis quand même (oubliez pas que déjà au départ on était énervé Je suis donc descendue pour emprisonner étroitement le rebelle dans l’étau de l’établi et essayer un par un tous les outils se trouvant à proximité (j’avoue que certains n’était pas très fonctionnels mais bon&hellip Un état de désespoir m’entoura alors, j’étais au bord de la dépression nerveuse, je n’avais même plus la force d’avoir envie de passer ce foutu tube à travers un broyeur afin d’avoir le plaisir immense de le voir réduit en bouilli, massacré, puni enfin pour m’avoir mis dans un tel état. Non, toutes envies semblaient avoir désertées de mon âme. J’étais là, dépitée, dégoûtée par le monde et son injustice… C’est alors qu’une idée on ne peut plus claire est venue illuminée la situation critiquement chaotique dans laquelle je m’étais laisser glisser. Et, ça a remis en cause les capacités physiques sensées loger dans mes biceps mais mon père a réussi avec une facilité écœurante à l’ouvrir.
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24 novembre 2008
Lundi 24 Decembre.
Pour Ludi (et les égarés): J'ai mis les nouvelles photos de ma soeur (pour changer) dans l'album Blackberry.
"Moi, je sais, depuis le début, ce qui se passe: quand le coeur souffre, le corps traduit, d'une manière ou d'une autre. À force de ravaler, ravaler sans jamais rien dire, à force de garder les lèvres vérouillées, j'ai fini par m'automutilier. Une sorte d'anorexie des sentiments." Douée pour le SILENCE. Sarah Cohen-Scali. [Juste que je trouve ce texte trop beau.]
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31 octobre 2008
Pour rien.
[La Chasse A La Vipère.]
C’est l’histoire d’une petite fille qui avait mis son cœur dans une bouteille en verre et qui l’avait jeté à la mer. Pour s’en débarrasser. Parce qu’il s’y sentirait mieux, à déambuler librement sur les vagues. Plutôt que de cogner, inlassablement, pour sortir de sa cage. Alors elle l’avait balancé. Sans haine, ni déchirure. Elle était passé à coté de la flotte et l’avais balancé. Bye. Un jour, la bouteille en verre à échouée. Et le cœur glacé a trouvé dans gens pour le réchauffer. Et la petite fille a recommencé à s’autoriser aimer. Un bruit régulier a commencé à réveiller l’enveloppe fantomatique qu’elle était devenue. Et son souffle s’est coloré. Et, malgré elle, sa vie s’est rythmé de sourires, de chaleur, d’apaisement… A cause d’amis qui savent panser n’importe quel doute, noyer n’importe quelle larme... " On sait bien que tout ça, ça sert à rien que c’est comme les bouteilles qu’on balance à la mer. "
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06 octobre 2008
Lundi 06 octobre.
[Angels Don’t Kill]
D’après Aurélien (ça, c’est fait), tout le monde à une histoire digne d’être écoutée, donc d’être écrite par la même occasion. Et bien, je n’en suis pas tout à fait sûre... Non que je pense que certaines personnes valent mieux que d’autres, mais avouez que certaines ont une vie particulièrement soporifique… Par exemple, y’a des gens qui parlent à leur animal de compagnie. Parce que ça leur fait une excuse au fait de ne jamais être écouté. Y’a des gens qui envoient paître à l’extérieure de la fac, toutes personnes entrant de une pièce arborant un joli panneau " secrétariat " sur la porte. (Là, je préconise un complexe d’infériorité particulièrement mal vécu ou alors de la connerie pure et simple.) Y’a des gens qui enseignent l’anglais en prenant soin de prononcer toutes –absolument toutes- les lettres des mots. Parce qu’il n’y a rien de plus beau, dans la vie, que de déchiqueter des phrases, et au passage, les oreilles des élèves, et faisant faire à ses lèvres des acrobaties pittoresques. Y’a des gens qui s’occupent de la vie des autres, tellement leurs inexorables existences sont monotones... Y’a des gens qui passent leurs soirées à courir après une espèce de sphère imparfaite et se prétendant " grand sportif " juste parce qu’ils reviennent avec un peu plus d’hématomes tous les jours. Mais, ne vous inquiétez pas, je ne m’abaisserais pas à les critiquer, je vous laisse simplement admirer la série de Nicolas de Staël sur les footballeurs qui décrit, avec une exactitude rare, toute l’estime que j’ai à leur encontre. [Je sais que ces paroles vont sûrement m’obliger, quand je les relirais, à me repentir sur leurs médiocres tolérances, mais c’est pas le message d’un certain sportif que je viens de recevoir qui va me convaincre de pas les écrire.
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28 septembre 2008
Dimanche 28 septembre.
["Et si je te disais ?"]
Voilà un petit article qui va peut-être faire plaisir à Benjamin (wah, deuxième fois que j’écris son nom sur ce blog ! Bientôt plus que monsieur G. ! Deux explications : Soit ce mec est trop fort, soit c’est le seul qui vient lire ce que j’écris&hellip Enfin je vais plutôt parler pour les gens qui n’écoutent pas ce genre de musique (ce qui va sûrement lui faire moins plaisir, mais bon, on s’en fout.) [Enfin non on s’en fout pas vraiment quand même, parce qu’il y a trois raisons pour lesquels j’écris ces articles : 1. Travailler mon style (même si je commence à perdre espoir d’une quelconque amélioration) ; 2. Divertir mes amis (enfin leurs changer les idées ^^&rsquo Bref, voilà une introduction à l’image de son auteur : bordélique et inutile. Bref derechef, j’en reviens à mes moutons. Pour la plupart des gens le métal est quelque chose d’inaudible, qui à la borne de la limite serait peut-être un peu moins horripilant si une personne clairement atteinte de déficience mentale ne venait pas cracher ses entrailles par dessus l’instru, émettant sans gène des ondes sonores abjectes et potentiellement nocives pour le système nerveux du malheureux auditeur. Néanmoins, certains êtres humains ont l’air de trouver cette chose supportable voir même pas désagréable ; et ces personnes, je tiens à le préciser, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne sont pas des ETA (Energumène aux Tympans Atrophiés). Si, j’vous jure, ils perçoivent aussi les sons d’une fréquence située entre 20 Hz et 20 kHz, leurs cortex auditifs est aussi un koniocortex, etc… Donc, ils n’ont aucuns problèmes physiologiques. Psychologiques, c’est une autre histoire… [Désolée, je finis en queue de poisson (^^)]
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28 septembre 2008
Dimanche 28 septembre.
Est-ce que quelqu’un sait encore ce que veut dire le mot " Altruisme " ?
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08 septembre 2008
Désespoir gustatif.
["Y'a des mecs qu'on emmerde plus que les mecs habillés qu'en noir, c'est les noirs."]
Aujourd’hui, je voudrais vous faire part d’une interrogation. Car, certes, je lâche les études scientifiques mais je garde ma curiosité légendaire. Donc mon interrogation est, à en croire Alexandre Astier, restée depuis quelques siècles sans élucidation. Personnellement, ça fait quelques jours qu’elle me trotte dans la tête avec des gros souliers et insistance. Il s’agit du mélange crée par " tropicana smoothie " (les mots sont flous, je tiens à le préciser car parfois la censure marche mal) : fraise/banane. Je me demande bien comment les créateurs de cette boisson ont réussit à donner, avec deux valeurs aussi sûres de la gastronomie, un rendu aussi mauvais/médiocre/merdique (j’hésitais entre les trois qualificatifs, j’ai fait comme en shopping, j’ai pris les trois). " Parce que les fraises, en fait, quand on leur fout la paix elles sont consommables ! " On est d’accord une banane, ça a un goût un peu passe-partout mais une texture intéressante. Une fraise (visualisez bien la fraise, c’est petit, rose, avec des petits points&hellip Voilà où est mon questionnement : sur le papier, c’est une alliance inratable. Mais quand j’en ai eu dans mon verre, et que (après avoir fait abstraction du pigment répulsif qui teintait ce qu’on m’avait certifié être un rafraîchissement mais ce que je constatais comme une boue rougeâtre et granuleuse d’une prévenance douteuse) je l’ai mis à disposition de mes papilles, je remarqua vite qu’il y avait une faille quelque part dans mon résonnement. En effet, ce broyat avait, non seulement une couleur chaotique, mais aussi la saveur particulière de ce qu’on appelle un désastre culinaire. Vraiment c’était plus raté que le pire des calembours de ma sœur. Plus irritant que lorsqu’on vous met sur le dos la disparition du pot de nutella. Plus absurde que la vision du monde de Schopenhauer. Plus malsain qu’un prof de science phy arborant une crête rose… Ps : "Finir en queue de poisson" : "Finir brutalement, de manière décevante, sans donner les résultats attendus." Post-ps-post-article : Vous inquiétez pas, je me projette un minimum dans l’avenir –vocation oblige- je voulais dire qu’il ne faut pas s’attendre à tout contrôler.
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Bonne année à tous.